Stéréotype
Un stéréotype est une image préconçue, une représentation simplifiée d’un individu ou d’un groupe humain. Il repose sur une croyance partagée relative aux attributs physiques, moraux et / ou comportementaux, censés caractériser certains individus. Le stéréotype remplit une fonction cognitive importante : face à l’abondance des informations qu’il reçoit, l’individu simplifie la réalité qui l’entoure, la catégorise et la classe.
Préjugé
Un préjugé est une opinion préconçue portant sur un sujet, un objet, un individu ou un groupe d’individus. Il est forgé antérieurement à la connaissance réelle ou à l’expérimentation : il est donc construit à partir d’informations erronées et, souvent, à partir de stéréotypes.
Biais implicite ou inconscient
Un biais implicite ou inconscient est un raccourci mental que notre cerveau prend pour se faire rapidement une opinion d’une personne ou d’une situation, à partir d’informations incomplètes ou de généralisations.
Exemples de biais :
- L’effet de récence : préférence involontaire pour les dernier·ères candidat·es reçu·es, surtout si leurs qualifications et leur histoire ont marqué positivement le recruteur.
- L’effet de simple exposition : accorder plus de bienveillance envers une personne simplement parce que nous l’avons déjà rencontrée ou entendu parler d’elle.
- L’effet de primauté : la première information reçue devient déterminante. Par exemple, si un·e candidat·e arrive en retard à un entretien, cette première impression négative peut fortement influencer le jugement du recruteur.
- Le biais de projection : « Qui se ressemble s’assemble ». On va attribuer plus de qualités et de confiance aux personnes qui nous ressemble par leur genre, leur parcours universitaire, leurs loisirs.
- Le biais de stéréotype : nos convictions prennent le dessus. Par exemple, penser qu’un candidat issu d’une certaine école va être plus compétent qu’un autre issu d’un autre cursus.
- Le biais de confirmation : c’est le fait de chercher (souvent sans s’en rendre compte) tout ce qui confirme l’idée qu’on s’est déjà faite d’un·e candidat·e, et d’ignorer ce qui la contredit. Par exemple, pour un poste technique historiquement masculin, le recruteur pense qu’un homme sera plus légitime : il va sur‑interpréter positivement les réussites d’un candidat homme et chercher, chez la candidate, ce qui « confirme » qu’elle serait moins à l’aise, malgré un CV équivalent ou meilleur.
Les préjugés et les biais se fondent sur les stéréotypes et peuvent entrainer des discriminations. Dans l’égalité professionnelle femmes-hommes, ces mécanismes de pensée expliquent en partie les écarts salariaux, les freins à la promotion des femmes ou les choix de métiers genrés, perpétuant des inégalités structurelles. Les combattre est crucial pour des recrutements et des carrières égalitaires.
Les outils développés par À Compétence Égale, comme le Déclicheur, l’Académie, vous aident à identifier vos stéréotypes et à réduire vos biais tout au long du processus de recrutement.
